10.06.2008

LA THÉORIE DU PAVÉ EN MOUSSE AU THÉÂTRE


Texte de Laurent Laurent / Malsapé-Paris dit par Hervé Dubourjal (voir aussi la note du 14/5), à la Cartoucherie de Vincennes.

Commentaires

Après Mai 68, le Théâtre a été un creuset pour la contre culture, l’esprit de Mai et la contestation… Avec des lieux comme la Cartoucherie de Vincennes, les scènes périphériques parisiennes, Nanterre, Aubervilliers, Bobigny, etc… (Pas grand-chose dans Paris). Et en partie à Avignon. Et puis avec les années 80, le Théâtre s’est usé. On est revenu subreptissemment aux classiques, au répertoire, à beaucoup de Shakespeare, Molière, et à des contemporains chics, puis pourquoi pas au théâtre bourgeois. Les carnivores libres ont joué des théâtres libres, en interne. Mises en scène classieuses, textes obscurs, prétentions… Pour s’user à son tour jusqu’à la vacuité (Avignon 2005).
Le théâtre ne peut lutter avec le cinéma à cause des effets et du gros plan. Ni avec la vitesse et l’omniprésence de l’internet. C’est le plaisir de la salle retirée, un soir déconnecté, de réinvention de la vie. Avec l’avant-garde des idées ou de l’interprétation des idées. C’est la moindre des choses. Sinon à quoi bon ? Des types, des acteurs, qui vous expliquent, vivant, toutes sortes de choses que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Voilà des idées qui prennent corps grâce à la force des visages qui jouent.
Avec les conventions théâtrales.

Ecrit par : Laurent Laurent | 10.06.2008

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