10.05.2008
A BOUT DE SOUFFLE / REMAKE
Voici la reconstitution, le REMAKE mixée de la dernière scène d’À bout de souffle, un film de Jean-Luc Godard, modifiée par le pavé en mousse. Un essai d'interposition, d'adoucissement de la fin par le truchement du pavé en mousse.
C’est un hommage au réalisateur, car s’il n’avait pas été là, Mai 68 n’aurait pas été pareil, et nous non plus aujourd’hui. Le Pavé en mousse n’aurait peut-être jamais existé. (lire aussi les commentaires en complèment hypertexte)
07:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pavé en mousse, à bout de souffle, Jean Luc Godard, Mai 68


Commentaires
Je crois qu'avant ce film, les films de gansters, de types louches, faisaient référence au marlou style pigale : Gabin en costard, Eddy Constantine super sapé, Martine Carol. En fait, je crois que JLG a inventé (ici avec ce premier film) le cinéma branché. Même le genre branché. Ça veut dire assez cynique, jamais dépendant et pas ringard (horreur!). Avec une esthétique cut'. L'art d'être toujours maître de soi, jamais victime, aussi assez méprisant (contrairement au tendre Truffaut).Être toujours en offre sans jamais le montrer, et surtout ne pas montrer que l'on est en demande, même si c'est le but. Toujours dans sa sphère d'orgueil. Il n'empèche que le contenu est ici irréprochable : slogans situationnistes (crée en 1957), c'est-à-dire alliant art et politique. C'est intense, le polar ajoute, dans ce style, le poids du rebel et de son sacrifice suprême.
Ecrit par : Laurent Laurent | 10.05.2008
Sans être inconditiuonnel de JLG. D'une part, la Nouvelle Vague est mère de mai 68. (Avec les Beatles et la pop)… Sauf que le cinéma est là, peut-être plus important que la musique ou d'autres arts, dans le sens, où il apporte plus de contenu que la musique et, a été vu massivement.
Alors quoi ? Truffaut est, somme toute, assez conventionnel, il raconte des histoires qui lui tiennent à cœur. Chabrol se goberge avec des histoires de bourgeois qui déconnent. Rohmer et ensuite Doillon se contentent de scruter l'âme du quotidien humain. Eustache fera la Maman et la Putain… Il y a quelques films isolés, mais reconnaissons-le : À bout de souffle, Le Petit Soldat, Alphaville, Pierrot le fou, Masculin Féminin, 2 ou 3 choses que je sais d'elle, la Chinoise, Week end et One Plus One… Comment veux-tu ne pas faire Mai 68 après ça. Non mais !
Ecrit par : lphaville | 10.05.2008
Le but de cette vidéo était de reprendre la dernière scène d’À bout de souffle, de Jean Luc Godard. De la découper en petit morceau de tout mettre en boule, de mettre sous presse dans du solvant et de chauffer au bain marie dans du pétrole lampant, bien serré dans une crépinette, et de tout flamber. Et ensuite d’essayer de reconstituer les morceaux pour voir ce que ça donne. Un hommage à Jean-Luc Godard.
Ecrit par : Laurent Laurent | 14.05.2008
LE CINÉMA FUT IMPORTANT
La formation intellectuelle des gens en 68 et dans les années 60 passe par les livres, bien entendu, et les arts, mais bien plus encore par le cinéma. Le cinéma est ce qui a ouvert l’esprit aux masses par le discours, le style, par l’image, par l’apprentissage politique et surtout par sa rapidité de propagation. Sans être enseigné en classe, il a été le grand formateur de la société des 3/4 du XXe siècle. ( Pour la jeunesse, même plus grand que la musique en ce sens que celle-ci manque, par définition, de narration politique.) Chez bien des lycéens, étudiants ou jeunes partout en France, il est certain que l’on été au cinéma avec les copains. Au cinéma du coin, ou à Paris dans les permanents du quartier latin, au Hautefeuille, Cujas, Galande, Champolion, etc…ou à la Cinémathèque à Chaillot. Et on a vu aussi quelques films à la télé, plus rare mais quand même (début des ciné club. Claude Jean Philippe sur la 2 et Patrick Brion sur la 3).
Voici une liste (non exhaustive, tirée de Wikipédia) des films qui sont sortis de 64 à 70, et à notre sens, des films générateurs de 68isme.
On y remarque les films de musique pop rock essentiels (Beatles, Stones, Pink Floyd ), les films de Godard et quelques films politiques. Style et discours. On remarque, soit dit en passant, que dans la nouvelle vague, il n’y a pratiquement que Gogard qui bouscule le style et adopte une rhétorique gauchiste. Truffaut et Chabrol sont, somme toute, assez conformistes. Rohmer et plus tard Doillon resteront dans une narration d’un quotidien humaniste. Rivette à 2 films 68istes important : La religieuse et Céline Et Julie. Eustache a La Maman et la Putain, postérieur à 68.
À part quelques précurseurs, c’est plutôt 68 qui fait le cinéma 68art. Mais comme la période 68 a duré disons 5 ans intensément et 10 assez fort, 15 ans en tout, les sorties comme More ou Woodstock et puis d’un autre côté : Z, par exemple ont été de véritables ouvre-boites intellectuels pour des millions de jeunes et de gens.
1964
Hard Day’s Night
1965
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
1966
La bataille d’Alger
Blow Up
Masculin Féminin
Qui êtes vous Polly Maggoo
1967
2 ou 3 choses que je sais d'elle
La chinoise
Le Lauréat
Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot
1968
Les Idoles
If
The Rock and Roll Circus
Yellow Submarine
1969
Alice’s Restaurant
Easy Rider
La Fiancée du Pirate
More
Satyricon
Stones In the Park
Z
1970
L’aveu
Gimme Shelter
Let It Be
Performance
Soldat Bleu
One plus One
Woodstock
Zabrisky Point
1971
200 Motels
L'Albatros (film)
Avoir vingt ans dans les Aurès
Bof… Anatomie d'un livreur
Family Life
Harold et Maude
Johnny s'en va-t-en guerre
Ecrit par : Malsapé-Paris | 15.05.2008
« Si vous n’aimez pas l’art, si vous n’aimez pas la politique, si vous n’aimez pas Mai 68, eh bien : allez vous faire foutre ! »
Ecrit par : Patricia | 15.05.2008
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