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27.02.2008

LE PAVÉ EN MOUSSE EST UN MIROIR À FACETTES

649ad7e1495baecde98b9554bb169d89.jpgPremière face : l’envie d’une révolte de type Mai 68. Qui ne fit aucun mort direct. Mais qui bouleversa culturellement la société pendant dix ans au moins, et pour toujours en partie. Ce qui fait espérer en nous des mouvements sociaux qui feront bouger le monde.
Deuxième face (opposée)…

Voir aussi le commentaire : LE PAVE EN MOUSSE A 6 FACES, ON PEUT S’EN ÉTONNER.


… : l’impossibilité de refaire aujourd’hui Mai 68. Ne serait-ce que parce que les formes politiques ont complètement changé. Et aussi parce que la police est désormais équipée et entraînée pour stopper en moins de deux, toute manifestation qui déborderait. Et encore, corrélativement, parce que de moins en moins de gens, à commencer par les jeunes, sont prêts à l’action politico-physique. (Ne parlons pas des émeutes où l’on casse des vitrines à coups de Nike.)

Troisième face : la colère qui monte chez beaucoup, face à l’échec permanent de la molitique et la gabegie bananière qui en découle. Si l’on y juxtapose le harcèlement continuel de la population par le pouvoir de plus en plus néo-conservateur, ressenti comme petite vengeance mesquine des possédants envers le moindre acquis social, eh bien l’entrée en ébullition menace.

Quatrième face : l’abattement, le désarroi, la dépression collective qui frappe la société. Et qui nous frappe. « À quoi bon. On y peut rien… ». Nous sommes mal-heureux.… Concept auquel la seule réponse est : « Nous ne sommes pas si malheureux ». C’est dire le contenu.

Cinquième face : La face du doute. Vers quoi allons-nous ? Que faire ? Demain sera fait de quoi ? Quel projet inventer ?

Sixième face : C’est la dernière face. La vôtre. C’est le côté subsidiaire. Quel est-il ? Eh bien, à vous de le dire.

Commentaires

LE PAVE EN MOUSSE A 6 FACES : ON PEUT S’EN ÉTONNER.
Plastique du P.E.M. : Pour construire le monde, la nature a d’abord créé le point. La présence, l’existence. Puis elle l’a tiré en une droite. La direction. Qu’elle a translaté en une surface. Le plan, l’aire. L’élan donné, il ne fallait pas être bien malin pour saisir cette surface et la tirer en volume. L’objet. Ici, notre pavé en mousse.
Le problème est qu’elle s’est arrêtée là. Ne donnant au monde que trois dimensions d’espace. Gageons qu’elle s’est dispersée en créant comme 4ème dimension : le temps. Qui n’est pas une dimension tout à fait comme les autres. D’où, par ailleurs, la place particulière faite à la musique par rapport aux arts plastiques).
Ces trois dimensions nous placent dans un système ternaire qui n’est pas sans inconvénients. Trois, c’est souvent deux contre un. Et là nous pouvons voir chaque jour la hauteur un peu isolée par rapport aux longueurs et largeurs qui font, elles, pratiquement jeu égal (même si la longueur a tendance à tirer la couverture à elle) C’est pourquoi notre perception de la verticale est si différent de l’horizontal. Oui, 10 m de haut est bien plus haut que 10 m de long, ce qui n’est rien.
La question est posée : pourquoi ne pas avoir continué et établi une quatrième dimension d’espace. Nous pourrions avoir un monde multiple de deux, au lieu de trois. Sachant que nous sommes plus à l’aise dans le binaire. Lorsque l’on coupe, c’est toujours en deux. Et nous aurions plus de symétrie dans les dimensions, en les alliant deux à deux. Tandis qu’aujourd’hui, la hauteur est souvent une demi-dimension.
Et le pavé en mousse a donc six faces. C’est dommage, mais nous n’y pouvons rien. L.L.

Ecrit par : Laurent Laurent | 27.02.2008

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